L’Association du Jeune Barreau de Montréal (AJBM), représentant près de 5000 jeunes avocat(e)s, est sensible à la situation des étudiants en éducation et de tous les étudiants qui doivent faire un stage qui n'est pas ou qui est peu rémunéré. L’AJBM s’interroge également quant au bien-fondé de la Loi qui indique que le salaire minimum ne s’applique pas pour le stagiaire dans un cadre de formations professionnelles reconnues par une loi.
Pour devenir membre du Barreau du Québec et exercer la profession d’avocat, un stage d’une durée de 6 mois est nécessaire. Même si ce stage est rémunéré dans la majorité des cas, on compte encore 4,69 % des stagiaires qui ne sont pas rémunérés et 14,62 % qui reçoivent un salaire variant entre 100 à 300 $ par semaine. Ces statistiques concernent l'année en cours et visent 554 stagiaires. Chaque année, il y a environ 750 étudiants en droit qui sont admissibles au stage de formation professionnelle. L’AJBM croit qu’une telle rémunération en dessous du salaire minimum est insuffisante et peut constituer dans certains cas une forme d’exploitation, en plus d'aller à l'encontre de l'intérêt du public.
L’AJBM réitère les propos et les principes tenus dans sa résolution du 16 avril 1999 concernant la rémunération des stagiaires où elle dénonçait l'existence des stages qui sont peu ou non rémunérés et prônait une rémunération juste et équitable pour tout stagiaire en droit. En effet, l’AJBM soutient que toute personne a droit à une rémunération raisonnable pour le travail qu'elle accomplit et que tout stagiaire, même s’il est en cours d’apprentissage, effectue un travail utile qui contribue aux services rendus par son employeur et qui peut générer des honoraires et profits additionnels pour ce dernier.
De plus, il en va de l'intérêt du public que les stagiaires reçoivent une rémunération juste et équitable. Les stagiaires, même s'ils sont dans un processus de formation et que leur travail doit être supervisé par un maître de stage, assument des responsabilités importantes. Il est par conséquent primordial de s'assurer que les clients soient servis par un stagiaire qui a les ressources et les moyens nécessaires pour se concentrer à sa tâche.
L’AJBM dénonce ainsi la situation et demande au Ministre de l’éducation de trouver rapidement des solutions afin de remédier à cette situation.
L’Association du Jeune Barreau de Montréal, fondée il y a maintenant plus de 100 ans, représente près de 5000 avocat(e)s de dix ans de pratique et moins de la région de Montréal.
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